Finales de la 7ᵉ édition du Concours coranique de la Fondation : un rayonnement africain croissant porté par la mobilisation de ses sections

Les finales de la septième édition du Concours de la Fondation Mohammed VI des Ouléma Africains de mémorisation, de récitation et de psalmodie du Saint Coran témoignent d’une dynamique dont la portée dépasse l’organisation d’une compétition coranique annuelle. Elles traduisent le rayonnement croissant de la Fondation sur le continent et sa capacité à réunir, autour du Saint Coran et d’un référentiel religieux commun, des jeunes issus de milieux et de cultures multiples. L’ampleur de la participation et l’étendue géographique de cette édition en sont l’illustration : 48 pays africains y ont pris part et plus de 1 300 candidats et candidates ont participé aux différentes étapes du concours, dont 114 se sont qualifiés pour les finales.
Le passage des éliminatoires locales aux finales organisées par la Fondation témoigne de la capacité des sections à se mobiliser autour d’un même projet. Leur rôle dépasse ainsi celui de relais administratifs pour en faire des acteurs essentiels de la mise en œuvre des programmes de la Fondation. Elles assurent la mobilisation des participants, l’organisation des éliminatoires, l’encadrement des candidats et l’accompagnement des finalistes. L’initiative portée par la Fondation s’appuie ainsi sur l’ancrage local de ses sections, permettant à un même programme de se déployer dans plusieurs dizaines de pays, tout en tenant compte des particularités de chaque contexte africain.
La place accordée à la jeunesse et la présence croissante des jeunes filles figurent parmi les faits marquants de cette édition. L’intérêt des jeunes générations pour la mémorisation, la psalmodie et les différentes lectures du Saint Coran, ainsi que les parcours de jeunes filles ayant atteint des étapes avancées de la compétition, révèle les talents coraniques prometteurs du continent et témoigne de l’attachement continu des générations montantes au Livre saint. Dans cette perspective, le concours ne se limite pas à évaluer la mémorisation et la qualité de la récitation : il constitue un espace de découverte, de valorisation et d’encouragement de ces talents, offrant aux jeunes, garçons et filles, l’occasion de participer à un rendez-vous coranique fédérateur à l’échelle africaine.
Les finales ont également mis en évidence un niveau élevé de coordination organisationnelle et technique entre le siège de la Fondation à Fès et ses 48 sections. L’organisation à distance d’une compétition d’une telle envergure exige bien davantage que la mise à disposition de moyens de communication. Elle repose sur une coordination simultanée entre les commissions centrales et les sections, la maîtrise des conditions de participation, la qualité du son, de l’image et de la connexion, ainsi que le respect du programme et des critères d’évaluation. La réussite de ce dispositif témoigne ainsi du renforcement de la capacité de la Fondation et de ses sections à œuvrer au sein d’un réseau africain uni et interconnecté.
Sur le plan scientifique, la supervision des épreuves par trois jurys centraux réunissant 20 spécialistes de différentes nationalités africaines confère au concours une dimension continentale qui s’étend à l’encadrement et à l’évaluation. Cette diversité permet de réunir des expertises complémentaires dans un cadre scientifique commun. Elle traduit également la capacité de la Fondation à mobiliser des compétences issues de différentes régions du continent, favorisant les échanges scientifiques et les liens entre les ouléma africains, tout en affirmant le caractère africain du concours.
Les trois catégories de la compétition reflètent également cette diversité : la mémorisation intégrale du Saint Coran avec récitation selon la lecture de Warsh d’après Nafiâ ; la mémorisation intégrale avec récitation selon les autres lectures et riwayat ; et la psalmodie avec mémorisation d’au moins cinq Hizb. Le concours réunit ainsi différentes traditions de mémorisation et de récitation présentes dans les pays africains, au sein d’un espace commun où s’expriment à la fois l’unité de l’attachement au Saint Coran et la diversité de ses lectures sur le continent.
La distinction de lauréats issus de plusieurs pays, notamment du Niger, de la Somalie, de la Mauritanie, du Mali, du Nigéria, de la Tanzanie et de Maurice, témoigne, pour sa part, d’une excellence répartie entre différentes régions africaines. Elle met en lumière la richesse du continent en mémorisateurs, en lecteurs et en jeunes talents coraniques.
Au cœur de cette dynamique se trouve la Haute Sollicitude dont Amir Al-Mouminine, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, entoure le Saint Coran et ceux qui se consacrent à son service, ainsi que Son attachement au renforcement des liens religieux et spirituels entre le Royaume du Maroc et les pays africains. La Fondation y puise sa mission de servir les constantes religieuses communes, d’ancrer les valeurs du juste milieu, de modération et de tolérance, et de bâtir des passerelles entre les ouléma et les jeunes du continent.
La portée majeure de cette édition dépasse donc les noms des lauréats et les trois jours de compétition. Elle réside dans la dynamique d’ensemble qu’elle révèle : une Fondation à l’ancrage africain affirmé, des sections mobilisées autour d’un programme commun, des ouléma de différentes nationalités assurant l’encadrement et l’évaluation, des jeunes garçons et filles prenant part à ses initiatives, des talents coraniques qui se renouvellent au fil des éditions et un réseau continental capable de se réunir, au même moment, autour du Saint Coran et de ses valeurs fédératrices.